Pourquoi avez-vous commencé à travailler en tant que télé-enquêtrice ?
À l’époque, j’étais étudiante et comme les horaires sont très souples, il est possible de choisir lorsque nous voulons travailler ou pas. On peut être engagé pour un jour ou plusieurs mois. C’est assez flexible et donc parfait pour s’adapter à un emploi du temps d’étudiant.
Cette flexibilité n’apporte-t-elle pas parfois quelques inconvénients ?
Quelquefois oui, je dois bien l’avouer. Par exemple, en été, au moment où tous les étudiants sont libres pour travailler, il faut quasiment se battre pour avoir une mission. De plus, les entreprises pour lesquelles nous effectuons les enquêtes d’opinion sont elles aussi en vacances, donc au final, il y a peu d’offres et énormément de demandes. Selon moi, le métier de télé-enquêteur est un bon travail d’appoint.
Est-ce parfois difficile de gérer certains appels ?
La plupart des appels durent environ 15 minutes mais parfois cela peut être beaucoup plus long. Je me souviens d’un questionnaire qui durait une heure. Certaines personnes raccrochaient avant la fin, d’autres finissaient par nous insulter. On en voit parfois de toutes les couleurs.
Arrivez-vous à garder votre calme en toute circonstance ?
Au début c’est vrai que j’étais tentée par le fait de répondre ou de me défendre, mais très vite on apprend à prendre sur soi. De plus, il est de toute façon formellement interdit de parler en son nom. Alors on laisse courir et on finit par apprendre à rire de certaines situations. Mieux vaut prendre ce métier avec le sourire car sinon, très vite, la relation client peut devenir lourde à gérer.