La parole aux professionnels
Laurent Bougouin, téléopérateur
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Laurent Bougouin travaille dans la même entreprise depuis 12 ans. Même s’il a aussi animé des formations, c’est en tant que téléopérateur qu’il y opère depuis ses débuts.
Quel a été votre parcours ?
J’ai deux passions, le dessin et la musique, qui ne m’ont jamais permis de véritablement gagner ma vie. C’est la raison pour laquelle je me suis tourné vers l’intérim. De la manutention au bâtiment, en passant par la préparation et l’installation pour le Salon de l’Auto, j’ai tâté de tout. J’ai ensuite voulu reprendre ma règle et mon crayon, mais le métier avait évolué : la PAO était apparue. J’ai quand même été guitariste pendant cinq ans à mi-temps, mais j’ai arrêté pour me consacrer entièrement à ma profession actuelle. Cela fait douze ans maintenant que j’œuvre au sein d’Acticall, et depuis 2005 sur le site de Roissy-Villepinte.
Est-il facile de trouver du travail dans votre branche ?
Si quelqu’un souhaite vraiment intégrer cette filière, il peut y arriver. Les sociétés sont plus attirées par des gens motivés et capables d’accepter, au départ, un salaire équivalent au SMIC. Il faut également être flexible sur les horaires. J’ai obtenu mon affectation il y a un an et demi car mon planning était incompatible avec une vie familiale. De nombreux groupes ont adopté le système de la « carotte », des primes sont ainsi octroyées aux employés les plus assidus.
Comment vous voyez-vous dans cinq ans ?
J’ai un projet en tête qui n’est pas encore abouti. Je ne me vois en tout cas plus du tout dans la même filière, ni dans la même région. J’ai 40 ans et il est encore temps de changer de cap car, après la cinquantaine, cela me semble plus compliqué. |